dimanche 9 août 2009

Chinon 35 EE

Télémétrique très compact et léger, objectif 38mm/2.7, retardateur, sabot flash, exposition auto programmée avec cellule CDS... rien de superflu mais tout le nécessaire pour de bonnes photos.



La finition noire était à cette époque l'apanage du matériel SLR soi-disant "pro". Alors pourquoi pas sur un compact ?



Le compteur de vues est intégré dans l'axe du levier d'armement


Rien de superflu à l'arrière non plus


Chinon a fabriqué cet appareil en OEM pour divers autres "fabriquants" qui le commercialisaient sous leur propre marque. Ici de gauche à droite Chinon (l'original), Beroflex quickspot 135EE et GAF memo 35 EE.


Ces trois appareils ont des caractéristiques techniques identiques et quelques détails de finition qui diffèrent (surtout le Beroflex).


Le GAF par contre est identique sauf la marque bien entendu.

Beroflex quickspot 135EE

Fabriqué par Chinon (sur base du Chinon 35 EE), cet appareil ne s'en distingue que par la finition extérieure et notemment un capot et un sabot métallisé au lieu de noir. Sinon, même objectif 38mm/2.7 doté d'une celulle CDS contrôlant le programme d'exposition (affiché par une aiguille dans le viseur, mêmes plages d'exposition et de sensibilité du film etc...).


Comme pour le Chinon et un autre clone sous la marque GAF l'appareil est encore doté de son bouchon d'objectif (ici absent). Important puisqu'il n'y a pas d'interrupteur pour le posemètre donc en présence de lumière la pile s'épuise.


Compteur de vues, levier d'armement, sabot flash, manivelle de rembobinage : pas de fioritures sur le capot.

samedi 8 août 2009

Canon Demi

Un demi-format assez particulier... contemporain des Olympus EE mais pas d'automatisme de l'exposition. Ici la cellule sélénium semble nécessiter un ajustement manuel de l'ouverture via une aiguille visible sur le capot. Tout çà semble ne plus bien fonctionner sur mon exemplaire qui semble avoir beaucoup vécu. Quoique... le cadran autour de l'objectif est mobile et sert en fait de sélecteur de temps d'exposition, entre 1/30 et 1/250 (apparemment en continu, sans clics intermédiaires). Il comprend aussi une position B et flash. Au moins cette partie là fonctionne bien (au jugé, l'obturateur réagi différemment en fonction de la position de cette couronne).



La couronne centrale autour de l'objectif sert à la mise au point (par zones). Il y a aussi un réglage de sensibilité du film qui va jusqu'à 400 ISO mais je ne vois pas pour l'instant sur quoi ce réglage agit ou comment il fonctionne exactement.


La fenêtre du posemètre. Son utilisation va requérir quelques tests et recherches... s'il fonctionne encore?



Un petit aide mémoire pour l'utilisation pifométrique des symboles de mise au point, un viseur minuscule (et sale dans mon cas), et c'est tout pour l'arrière...

Canon New Canonet 28

Ah un tout grand classique que celui là... Canon a une longue histoire dans la production de télémétriques et celui-ci est bien construit. Assez lourd d'ailleurs, conçu pour résister au temps comme les deux exemplaires de ma collection qui fonctionnent toujours fort bien semble-t-il.



Un télémètre, un objectif 40mm f:2.8, un obturateur/diaphragme programmé par une cellule CDS sous le filtre éventuel, un système d'automatisation du flash dédié par un contact supplémentaire dans le sabot, un débrayage manuel du diaphragme pour l'exposition au flash manuel... que du bon fonctionnel pour l'époque. Le viseur contient des indications concernant l'ouverture et le temps d'exposition en mode Auto, et un double cadre de visée (pour la parallaxe).


Levier d'armement assez doux à l'usage, bruit d'obturateur franc (pas des plus discrets). Compteur de vues, et le contact supplémentaire ici visible à gauche du contact de synchro standard sur le sabot. Pas d'autres fioritures telles qu'une prise synchro pour cable ni rien du tout; clairement un appareil à mettre entre toutes les mains de l'époque. Enfin, les mains costaudes tout de même rapport au poids de la chose. Ne pas envisager de le transporter dans la poche d'une chemise...


Vue arrière sur le témoin d'avance du film, le numéro de série et le "made in Taiwan R.O.C.".

Fujica GEr

Oh ! le beau petit télémétrique japonais que voilà... Fujica n'est pas la marque qui en a produit le plus mais celui-ci est bien joli. Malheureusement mon exemplaire est HS donc la description qui suit se base sur le visible mais sur un appareil en panne...



Son nom d'abord... GEr (en fait le R n'est pas une minuscule mais simplement un R majuscule dans une police de caractères plus petite que celle du "GE"). Quelle explication à cette coquetterie ? Aurait-il existé un modèle "GE" sans télémètre par exemple ? Eh oui, comme le confirme une rapide recherche sur un moteur Internet bien connu. Donc c'est le "R" de "Rangefinder". Bon ben c'est quoi le "GE" alors ? 35mm-compact.com mentionne aussi un "GA" apparemment un peu différent, daté de 1975

Toutes ses caractéristiques sont assez "standard" et se retrouvent sur beaucoup de ses contemporains. Exposition automatique (programme agissant sur l'ouverture et le temps d'exposition). Pas d'indication dans le viseur si ce n'est un voyant pour le flash. Pour ce dernier, on sort du mode "auto" et on indique le nombre guide du flash. Cependant contrairement à certains systèmes semblables, ceci ne limite pas la plage de mise au point du télémètre. Je suppose néanmoins que la distance influence l'ouverture de l'objectif et que l'obturateur se cale sur sa vitesse synchro flash qui est de (?). (de toutes façons je m'en f**s je n'aime pas les photos au flash :)

Objectif 38mm/f:2.8... ok tout à fait courant. Le 38mm a pour avantage de donner un assez large angle de vue et en plus rend l'ensemble assez compact sans avoir besoin de formules optiques complexes. Celui-ci doit être capable de faire de bonnes photos mais le reste de l'appareil présente quelques soucis à régler auparavant :(


La vue d'hélicoptère, je n'ai aucune idée quant à l'utilité de la fenêtre sombre en avant du sabot du flash. Pourrait contenir des témoins (visibles dans le viseur dont la fenêtre télémétrique est juste dessous) servant à l'information sur l'exposition peut-être... faudrait vraiment lui remettre des piles pour voir.


Vue arrière, tout à fait standard. Juste le témoin d'avancement du film. A noter aussi la fenêtre donnant sur la cartouche de film.


le soucis avec cet appareil, c'est que primo l'obturateur et le levier d'armement sont bloqués, et de plus il utilise deux grosses piles (PX640?) côte à côte, une combinaison pas si facile à remplacer. Comme le compartiment des piles a fort souffert aussi de coulures acides il n'est pas du tout certain que je puisse prochainement faire un film d'essai. Des sites internet qui décrivent l'appareil mentionnent toutefois que l'obturateur ne déclenche pas du tout sans piles (obturateur électromagnétique). Donc si l'acide n'a pas trop bousillé l'intérieur il y a de l'espoir après un petit nettoyage.

samedi 1 août 2009

Vivitar 24mm f/2.8 TX

Un vieux rescapé de mon kit Canon FD... grâce à une monture TX récupérée sur un objectif Soligor il peut maintenant reprendre du service en M42 film ou digital via adaptateur. Je ne crois pas jamais trouver une bague TX pour Pentax KA (ces montures TX sont un système trop ancien, probablement abandonné quand Pentax a sorti la monture KA).

Vu de dos, sans bague TX:


De profil (noter la double échelle de diaphragme... le Canon FD utilise celle de droite, en vert, tandis qu'avec la bague TX/M42 on utilise l'autre échelle.


De face... large lentille et pas de pare-soleil, cet objectif dont la qualité du "coating" est indéterminée est très sensible au "flare" (voir l'image de test plus bas).





Quelques premières images de test... mise au point rapprochée possible en semi-macro mais la MAP n'est pas facile. En digital l'exposition est délicate aussi, la bague TX dispose d'un poussoir pour fermer l'ouverture pendant qu'on fait la mesure de l'exposition mais il faut penser à le repousser une nouvelle fois avand de déclencher (il ne reste pas en position fermée). Sur un boitier M42 ce problème ne se produira pas puisque la monture TX possède le couplage nécessaire pour que le boitier puisse fermer automatiquement.

Petit test en mise au point rapprochée:


La distance minimum permet presque la macro sans accessoires:




Le test qui tue cet objectif: le flare. Ici contre-jour, le soleil est à 13h environ de face et la lentille avant est exposée malgré un pare-soleil sur le porte-filtre Cokin. Résultat garanti: réflexions parasites.


Allez, encore quelques fleurs. Quand l'exposition est correcte le rendu des couleurs l'est aussi:




Et le petit test de texte noir sur blanc:

Soligor Tele-Auto 135mm f/2.8 TX

Trouvé sur une brocante dans un sac avec aussi un flash Metz HS... l'objectif par contre est en très bon état, il a apparemment moins bourlingué.

Profil


Face avec son bouchon avant tout mimi-rétro:


Lentille avant sans défaut





L'objectif ne m'intéressait pas vraiment mais il avait une monture TX pour M42 qui manquait à mon équipement, surtout pour pouvoir réutiliser mon Vivitar 24mm f/2.8 aussi en monture TX que j'avais depuis 30 ans ou plus dans mon kit pour Canon FD... dont je compte tôt ou tard me débarasser :|

Alors hop, une bague M42/K sur le K-m et on vérifie si tout fonctionne encore...




Tant qu'à faire puisque j'ai l'objectif autant lui faire passer un petit test non? Voici quelques images:









Pour finir, des images de ces deux objectifs "TX" (Soligor et Vivitar 24mm) sans leur monture. Noter l'élément arrière du 24mm qui recule à l'intérieur de la monture TX lorsqu'elle est montée:



Le Soligor prêt à remonter sur le bon vieux Canon AV-1 sur la monture TX/FD du vieux Vivitar 24mm:


Pour le test sur Canon il faudra repasser... il contient toujours un film à finir mais aujourd'hui la batterie a décidé de se déclarer épuisée... faudra-t-il en racheter une ?